A partir
de 1922, sous la houlette de Frère Robert,
l’Ecole franco-éthiopienne va connaître
un réel essor et attirer de plus en plus
d’élèves : 128 en 1920,
350 en 1934. En 1937, refusant l’ingérence
de l’occupant italien dans sa gestion,
l’Alliance franco-éthiopienne décide
de fermer l’école. Ce n’est
qu’après la libération de
l’Ethiopie que des laïcs français
décideront de rouvrir les portes de cette
institution qui, au fil des décennies
et jusqu’à la fin du 20ème
siècle, connaîtra de profonds changements.
L’Alliance française d’Addis
Abeba restera une école d’enseignement
générale jusqu’en 1968,
date à laquelle un échange de
lettres au niveau diplomatique a permis le transfert
de cette activité au Lycée Guebre
Mariam. Pendant, plusieurs décennies
cette école aura largement contribué
à la formation de l’élite
locale, des cadres de l’administration
éthiopienne (plusieurs anciens élèves
ont occupé des postes à responsabilité
au Chemin de Fer, aux Postes, Télégraphes
et Téléphones, aux Douanes…Dès
lors l’Alliance va se consacrer à
l’enseignement du français langue
étrangère, et ceci avec un certain
succès puisque l’effectif atteindra
3500 étudiants différents en 1998.
Aujourd’hui, l’Alliance joue le
rôle d’un véritable centre
culturel. Diffusion, coopération, mais
surtout échanges et dialogue dans le
domaine culturel et artistiquesont les maîtres
mots de la politique de cet établissement
qui œuvre depuis bien longtemps pour le
renforcement des échanges entrela culture
éthiopienne et la culture française,
et même au-delà, entre la culture
éthiopienne et celles du monde francophone.
Divers aménagements et améliorations
ont été apportés par les
différents directeurs qui se sont succédé
: d’abord, il a fallu très rapidement
construire de nouveaux locaux pour accueillir
un nombre croissant d’élèves
; dans les années 80, pour rendre le
lieu plus convivial, on a ouvert une cafétéria
pour laquelle on a construit une extension le
long de la façade du bâtiment principal,
alors qu’on agrandissait et réaménageait
la bibliothèque ; dans le milieu des
années 90, le bâtiment originel
était réhabilité pour y
loger une vaste galerie d’exposition ;
l’année 1995 a vu la construction
d’un nouveau bâtiment administratif
où s’est installé également
le centre de ressources du Bureau de Coopération
Linguistique et Educative. En décembre
2000, grâce à une subvention du
Ministère des Affaires Etrangères,
l’alliance éthio-française
d’Addis Abeba a entrepris la construction
de nouveaux bâtiments pour remplacer les
anciennes salles de cours, dont certaines dataient
des années trente, et qui avaient bien
vieilli.
Les deux nouveaux bâtiments ont pu être
officiellement inaugurés le 15 janvier
2002 par le Ministre Délégué
à la Coopération et à la
Francophonie, Monsieur Charles Josselin et par
le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de
la Culture, Monsieur Téshome Toga. A
l’aube du XXIème siècle,
l’alliance française d’Addis
Abeba a su franchir une nouvelle étape
en édifiant une structure moderne et
fonctionnelle qui devrait lui permettre de développer
son offre d’enseignement du français
et son action dans les domaines culturel et
artistique. L’Alliance éthio-française
d’Addis Abeba est régie par la
loi éthiopienne sur les associations
à but non lucratif. Depuis sa création
et au fur et à mesure de son évolution,
les statuts de l’Alliance française
d’Addis Abeba ont été plusieurs
fois modifiés : en 1968 , un échange
de lettres au niveau diplomatique a permis de
transférer l’école française
au Lycée Guebre Mariam, en 1982, les
membres réunis en assemblée générale
ont décidé de nommer l’association
« Alliance éthio-française
d’Addis Abeba », en 1993 dans un
esprit d’ouverture une assemblée
générale extraordinaire a approuvé
le principe d’admettre au sein du Comité
des membres francophones non éthiopiens
et non français. Retour |